Risques psychosociaux au travail : quels plans de prévention ?

Risques psychosociaux
Depuis plusieurs années, chaque employeur a l’obligation de mettre en place un plan de prévention des risques professionnels. Les mesures qui peuvent être prises pour prévenir ces risques varient d’une entreprise à une autre. Ainsi, avant même de penser à une quelconque mise en place, il est nécessaire d’évaluer la situation et de connaitre les différents plans adaptés.

Identifier les risques psychosociaux et définir des mesures

La gestion des risques psychosociaux ou rps constitue un véritable casse-tête pour la plupart des entreprises. Il est question de risques encourus par les salariés et qui affectent leur intégrité psychologique et physique. De manière générale, on retrouve quatre principaux types de risques : le stress, les violences internes, l’épuisement professionnel et les violences externes.

La maîtrise de chacun de ces types est nécessaire pour l’élaboration de plans efficaces. Lorsqu’on considère le stress, en milieu professionnel, il provient souvent d’un sentiment de crainte et d’incapacité à atteindre des objectifs. Qu’elles soient internes ou externes, les violences à l’encontre des salariés désignent des situations qui sont de nature à dégrader la qualité de l’environnement de travail. Dans ce registre, on distingue les cas de harcèlement sexuel et/ou moral. Quant à l’épuisement professionnel, il se manifeste sous trois formes :

  • un désinvestissement de la relation ;
  • un épuisement émotionnel ;
  • et une baisse du sentiment d’accomplissement personnel au travail.

Étant donné l’incidence que peuvent avoir ces risques sur le fonctionnement de l’entreprise, beaucoup de dirigeants font appel à des experts pour assurer la réussite de chaque étape. À cet effet, un site comme aviseconseil.com vous met en relation avec des experts compétents en mesure de vous fournir un accompagnement de qualité.

Il faut préciser que prévenir ces risques exige également une maîtrise des éléments qui sont susceptibles de les déclencher (les facteurs de risques). Une fois ce point pris en compte, vous pouvez penser à des mesures préventives comme la mise en place d’un moyen de détection des symptômes des risques psychosociaux au travail. L’entreprise peut aussi penser à définir des indicateurs pertinents qui permettent de dépister ces risques.

Élaborer un plan d’action adapté

Après avoir réalisé le diagnostic de la situation, les différents risques identifiés doivent être inscrits dans un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP). Grâce à ce document légal, vous pouvez concevoir un plan d’action qui prend réellement en compte vos réalités. Habituellement, ce dernier se décline en trois niveaux de prévention. La prévention primaire constitue le premier niveau. Elle rassemble les mesures préventives menées sur le plan structurel et sur l’organisation du travail.

À la suite de la prévention primaire, on retrouve les actions préventives du niveau secondaire. Ces dernières doivent avoir des répercussions directes sur les salariés. Cette forme de prévention est utilisée pour minimiser les conséquences des cas de violences et/ou de stress avérés. Enfin, la prévention tertiaire est le dernier niveau du plan. Elle est essentiellement axée sur les mesures qui permettent d’atténuer les conséquences des évènements indésirables.

Naturellement, en tant qu’instance représentative du personnel, le comité social et économique (CSE) est impliqué dans le processus. D’ailleurs pour une plus grande efficacité des mesures, il doit être associé aussi bien à l’étape de détection qu’à celle de la définition des mesures préventives. Il peut contribuer à une identification plus précise des risques professionnels et des facteurs de risques. De plus, il est l’instance la mieux placée pour mener la lutte contre les risques psychosociaux à travers une prévention collective. Étant donné que les salariés sont les acteurs les plus concernés, le CSE est amené à désigner des référents pour chaque type de risques.

Manager les différentes situations

Il est recommandé de procéder à la mise en place de certains dispositifs de prévention des risques professionnels. Cela passe par le fait d’accorder de l’attention ainsi qu’un soutien psychologique aux salariés. Selon le cas, un psychologue consultant expert peut être intégré à l’équipe d’accompagnement. Les échanges peuvent se faire par téléphone.

En toute logique, vous devez envisager la survenue de situations de crise et préparer des mesures correctives. Ces dernières se matérialisent souvent par l’installation d’une cellule de crise. Celle-ci est habilitée à prendre en charge les événements traumatiques.

Certaines situations doivent être gérées avec beaucoup diplomatie pour pouvoir être solutionnées. Le médiateur joue le rôle de facilitateur dans le règlement des conflits impliquant les travailleurs de l’entreprise.

En outre, les changements notoires tels que les réorganisations des entreprises peuvent générer du stress au niveau des salariés. Dès lors, il est important de concevoir et de mettre à leur disposition des protocoles de soutien. Ceux-ci sont pensés et conçus de façon à couvrir toutes les éventualités. Cette forme de solution est de plus en plus utilisée par les entreprises qui envisagent une profonde modification.

Parfois, pour faire baisser le niveau de stress, il suffit de procéder à une amélioration des conditions de travail. À d’autres moments, il est souhaitable d’instaurer une communication plus fluide entre l’équipe dirigeante et les collaborateurs.

Sensibiliser et former les salariés

Après l’évaluation des risques professionnels, vous pouvez choisir la sensibilisation et la formation comme solutions de prévention. Dans ce cadre, vous devez informer vos collaborateurs des risques auxquels ils sont exposés. En dehors de cela, pensez à organiser des séances de formation pour les aider à appréhender les causes et les conséquences liées aux risques. Les travailleurs ayant bénéficié de ces formations deviennent donc capables de gérer les situations de crises en respectant le plan d’action élaboré. De plus, ils apprennent à réagir convenablement face à chaque type de situations.

La sensibilisation est un puissant outil qui permet entre autres d’anticiper et de préparer les salariés à faire face aux cas de violences (internes et externes) ainsi qu’à ceux de harcèlement. Elle s’intègre souvent à un programme de prévention de ces risques.

Il est aussi important de penser à organiser des formations spéciales sur des thèmes bien définis et qui entre en compte dans la prévention des rps. Des thématiques telles que la prévention des conduites suicidaires et la gestion du stress peuvent être choisies.


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